
Pour le Salon Photo & Vidéo, Christophe Brachet présente une sélection de 30 clichés inédits en noir et blanc, capturés en immersion notamment sur plusieurs tournages récents tels que : Dix pour Cent, Les Misérables, Bref.2 et Karma. Loin des photos officielles et des plans posés, son regard se glisse dans les instants suspendus entre deux prises : attentes, regards, concentration silencieuse. Des clichés inédits pour révéler l'envers du décor d'un tournage. Le choix du noir et blanc renforce cette intimité, effaçant l'artifice des costumes et des décors pour ne garder que la présence brute des acteurs et de l'équipe technique.
Une plongée rare dans le quotidien d'un plateau de cinéma, à hauteur d’homme, un regard différent des artifices habituels, par l'un des photographes qui a l'habitude d'accompagner les plus grandes productions françaises.
Christophe Brachet
De la même manière qu’il observait les poissons exotiques lorsqu’il faisait de la photo sous-marine en Martinique, Christophe Brachet observe aujourd’hui acteurs, réalisateurs et techniciens dans leur élément naturel, sur les plateaux de tournage. À la bonne distance pour ne pas les effrayer. Avec discrétion et bienveillance pour se faire oublier. Avec rapidité et acuité aussi pour saisir au vol, sur le vif, cet instant fugitif, qui ne ressemble à aucun autre, à la fois décisif et harmonieux, lorsque derrière le personnage de fiction, derrière le personnage public, apparaît, ne serait-ce que quelques secondes, la personne, l’être humain. Ses clichés sont ainsi autant de moments d’abandon, de complicité, d’intimité qu’il nous donne à partager.
Depuis maintenant dix-huit ans, ce témoin est aussi un amoureux. Un amoureux des actrices et des acteurs, du cinéma en train de se faire et de ceux qui le font. Photographe de plateau de cinéma avant tout, il réussit, sans artifice mais en noir et blanc, à être à la fois dans la réalité et dans le glamour, dans la vérité et dans le romanesque. Pas étonnant qu’il ait déjà eu envie de s’approcher plus près encore de cette vérité et de ce romanesque en réalisant des courts-métrages. Pas étonnant aussi que, repéré par Dominique Besnehard, il soit devenu le photographe attitré du Festival du Film Francophone d’Angoulême, dont il offre chaque année le plus beau et le plus vivant des miroirs. Pas étonnant enfin qu’il ait tissé au fil des ans des complicités fidèles avec des actrices, des acteurs, des metteurs en scène tels que Isabelle Adjani, Jean Dujardin, Laurent Tirard, Jeanne Herry, Nicolas Bedos, ou encore Guillaume Canet qu’il retrouve de film en film.
Parallèlement à son travail quotidien sur les plateaux de cinéma, Christophe Brachet, qui a été élu par ses pairs président de l’association des photographes de plateau (PFA), s’est trouvé tout naturellement une autre mission, toujours avec le soutien de Sony dont il est devenu l’un des ambassadeurs : transmettre son expérience grâce à des masterclasses, des rencontres, des ateliers… Comme si sa passion ne trouvait tout son sens que dans le partage.

