
Montrer ce que l'on vend et qui on est
Trouver sa stratégie
Agnès détaille sa propre organisation : Instagram pour les photographes, LinkedIn pour les entrepreneurs, TikTok pour les coulisses, et un site web qui sert de tronc solide à toutes ces « branches ». Sur scène, elle mime un arbre – geste théâtral qui amuse beaucoup le public : « Les réseaux, ce sont les branches qui attirent les oiseaux. Mais si le tronc n’est pas stable – votre site internet –, ils ne restent pas ». La métaphore fait mouche. Les deux photographes insistent ensuite sur la nécessité d’une stratégie claire et organisée. Choisir où l’on parle, à qui, et comment. « Ne vous inventez pas une autre personne », répète Sandra. Ce qui marche pour Agnès, ultra-présente et volubile, ne conviendra pas forcément à tous. L’important est d’être sincère et cohérent.
Outils pour tenir le rythme

Créer du lien humain
Le cœur de la conférence repose sur un constat simple : la photo est un métier d’humains. Montrer uniquement de belles images ne suffit pas. Il faut parler de soi, de ses émotions, de ses clients. « On ne vend pas juste des photos, on vend une expérience, une relation », rappelle Sandra. Agnès renchérit : « Quand un client nous confie son bébé ou sa grossesse, il nous offre un bout de son intimité. » En retour, il faut savoir donner un peu de soi – sans tout dévoiler, mais assez pour créer la confiance. Elles évoquent la valeur du storytelling : raconter une séance photo, un imprévu, une anecdote. Sandra projette une vidéo d’un shooting sur les toits de Paris, raconté avec humour et sincérité.
L’exercice du petit papier
Les fameux papiers distribués en début de séance trouvent enfin leur utilité : chacun doit y écrire sa plus grande peur ou difficulté en communication. Agnès les collecte en riant : « Merci, vous venez de me donner un an de contenu ! » Elle explique ensuite comment elle s’en inspire pour créer ses publications en répondant aux peurs, en rassurant, en informant. « Si je parle des problèmes de mes clients, ils se sentent compris. Et ils écoutent. » En guise de conclusion, les deux photographes livrent un message de tolérance et de bienveillance envers soi-même. « Communiquer, c’est relou parfois, c’est humain ! » sourit Agnès. L’important, c’est de rester vrai, d’accepter qu’on ne peut pas tout faire, et de garder le plaisir de partager. La salle applaudit longuement, tandis que, fidèle à leur discours, les deux photographes bouclent la boucle : Sandra sort son téléphone pour filmer le public et publier la vidéo sur ses réseaux.
