
Quarante ans d'évolutions
Des outils concrets au service du photographe
Christophe Jung déroule ensuite une série de démonstrations, alternant conseils techniques et exemples issus de son travail. Il montre les limites du moteur Firefly, intégré à Photoshop, dont la génération d’image plafonne à 2000 × 2000 pixels, et dévoile ses astuces : « Si vous avez besoin d’une plus grande surface, faites-le en plusieurs fois. » Il présente aussi des alternatives pour prolonger les capacités de Photoshop, comme Gemini (Google) pour la création d’images – cette introduction à nano banana sera l’occasion d’une distribution de bonbons en forme de bananes – ou Evoto, un logiciel de retouche beauté dopé à l’IA. Ce dernier, proche de Lightroom, reconnaît automatiquement les visages, ajuste les cernes, les reflets ou les rides en un glissement de curseur. « Là où une retouche prenait 45 minutes, on la fait en 30 secondes. » Mais la mise en garde est immédiate : « Il faut doser. Si vous mettez tout à 100 %, il ne reste plus rien de la personne. L’IA doit rester un outil, pas une arme. »
Gagner du temps sans perdre l’âme
Tout au long de la conférence, le photographe insiste sur la notion de workflow intelligent. « L’objectif n’est pas d’aller plus vite pour produire plus, mais d’aller plus vite pour produire mieux », insiste-t-il. Les logiciels de tri comme Aftershoot, ceux de retouche automatisée comme Evoto, ou encore les fonctions d’harmonisation et d’agrandissement génératif de Photoshop s’intègrent dans une logique de fluidité. Il évoque aussi les perspectives permises par le tri automatique intégré aux boîtiers connectés, la publication instantanée sur le cloud, ou encore les galeries livrées pendant un reportage. « Ce n’est plus de la science-fiction. L’idée, c’est de s’y préparer pour que la technologie reste notre alliée. »
Une pédagogie bienveillante
Le discours de Christophe Jung est résolument pédagogue et rassurant : « Ne subissez pas les outils, testez-les. Vous payez vos logiciels, alors prenez le temps de lire les mises à jour et de découvrir les nouveautés. » Il insiste sur le rôle de la formation continue et sur la responsabilité du photographe face à ses clients : « Ceux qui ne s’intéressent pas à ces outils risquent d’être dépassés… ou remplacés. » Mais l’enjeu n’est pas seulement technique. Derrière la démonstration se dessine la conviction que l’intelligence artificielle peut rendre le photographe plus disponible, plus réactif et plus à l’écoute : « Si je gagne deux heures de tri, je peux les passer à échanger avec mes clients, à préparer leurs séances, à améliorer mon service. C’est ça, l’intérêt du workflow intelligent. »
L'IA au quotidien

