Les gagnants 2016

Le 4 octobre 2016 nous vous révélions les lauréats des Zooms 2016.

JULIEN COQUENTIN - ZOOM DE LA PRESSE PHOTO 2016

Introduction de Renaud Labracherie - Focus Numérique

Julien Coquentin est né en 1976, infirmier et photographe, il est l’auteur de deux ouvrages parus aux éditions Lamaindonne, Tôt un dimanche matin (2013)et 8 jours à New York (2014), sa dernière série intitulée Saisons noires sera quant à elle publiée en juillet 2016 à l’occasion de l’exposition éponyme au musée de La Roche-sur-Yon.

"Saisons Noires" de Julien Coquentin

Saisons noires. D’abord interpellé par le titre de la série, je m’attendais à des clichés monochromes un peu durs, une ambiance âpre et sombre. Mais finalement, ce sont la couleur et la douceur des matières que j’ai rencontrées. C’est cette main de grand-mère marquée par les années qui m’a immédiatement replongé dans mes souvenirs. Les compositions sont solides et Julien Coquentin porte un large regard sur les belles choses quotidiennes de la vie. Un regard à la fois sensible et esthète. Si ces images nostalgiques content l’histoire personnelle de Julien, elles nous ouvrent également les méandres d’une mémoire collective, de notre enfance jalonnée de moments furtifs, anodins et pourtant si précieux. Des images intimes et universelles à la fois. Des images justes.

STANLEY LEROUX - ZOOM DU PUBLIC 2016

Introduction de Yann Garret - Réponse Photo

Photographe professionnel de 31 ans, originaire des Yvelines, Stanley Leroux parcourt le monde vers des théâtres d’opérations bien différents. L’été, il photographie des compétitions de sports mécaniques, notamment pour le compte d’un grand constructeur moto. L’hiver, il voyage en solitaire dans des contrées éloignées, où il pratique une photographie animalière et de nature spectaculaire et poétique, contemplative et créative, dans les somptueux décors que dessinent les éléments, et qu’éclaire un soleil tantôt rare, capricieux et tranchant, tantôt dominateur et aveuglant. Représentatif d’une nouvelle génération de photographes animaliers, Stanley prend le risque de ne pas faire de l’animal l’unique propos de ses images, et met l’enjeu photographique au premier plan : avant d’être la représentation d’un objet, sa photographie est d’abord un objet en soi. Il s’échappe ainsi du carcan naturaliste, et impose un authentique regard d’auteur.
Egalement graphiste et rompu aux techniques numériques, Stanley Leroux est aussi un artiste complet, et s’est donné les moyens d’une pleine indépendance. Il a créé sa propre maison d’édition, à travers laquelle il publie non seulement ses travaux mais aussi ceux de confrères qui partagent son approche de la photo. Il réalise en outre lui-même la mise en page et l’habillage graphique des ouvrages édités, et contrôle toute la chaîne de production de ses photographies, de la prise de vue à la vente en ligne. C’est ce que l’on appelle un photographe moderne !

"Cinquantièmes Hurlants" de Stanley Leroux