Yann Arthus Bertrand

Yann Arthus-Bertrand

Un engagement pour le climat

“J’ai vu changer la terre. La planète est bien plus belle que je ne l’imaginais. Depuis que j’ai commencé à la regarder vraiment, elle n’a eu de cesse de me surprendre par sa splendeur. Cette beauté, que j’ai découverte au travers de mon travail photographique m’a transformé. C’est elle qui a fait de moi un écologiste. C’est avec le premier sommet de Rio sur le développement durable en 1992 que j’ai commencé mon travail de la Terre vue du ciel. Pendant toutes ces années que j’ai passées à photographier la terre, j’ai vu la Terre changer. Car l’impact de l’homme se voit vu du ciel. Et au cours de mes voyages et de mes recherches, j’ai constaté que tous les experts et tous les scientifiques que je rencontrais partageaient la même inquiétude. Ce que mes photos donnent à voir, eux le disent avec leurs chiffres, et ces chiffres sont effarants.” Yann Arthus-Bertrand

Né en 1946, Yann Arthus-Bertrand s’est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. Dès 20 ans, il dirige une réserve naturelle dans le centre de la France. À trente ans, c’est au Kenya dans la réserve du Massaï Mara qu’il part réaliser une étude sur le comportement d’une famille de lions. Très vite, il utilise l’appareil photo pour consigner ses observations en complément de l’écriture. Pour gagner sa vie, il est en même temps pilote de montgolfière. Il découvre le monde vu du ciel et s’adonne à la photographie aérienne parce qu’elle révèle une autre réalité d’un territoire et de ses ressources. C’est alors qu’il trouve sa vocation : témoigner par l’image de la beauté de la Terre mais aussi de l’impact de l’homme sur la planète. Cette aventure donnera naissance en 1981 à son premier livre Lions.

Yann devient photographe de grand reportage et collabore à des journaux comme National Geographic, Géo, Life, Paris Match, Figaro Magazine etc. Progressivement, il se lance dans des travaux plus personnels, notamment sur la relation homme/animal desquels sortiront les livres Bestiaux et Chevaux. A l’occasion de la première conférence de Rio en 1992, Yann Arthus-Bertrand décide de se lancer dans un grand projet photographique pour l’an 2000 sur l’état du monde et de ses habitants : c’est La Terre Vue Du Ciel. Ce livre a rencontré un succès international avec plus de 3 millions d’exemplaires vendus et l’exposition photographique en plein air, présentée dans une centaine de pays, a été vue par quelque 200 millions de personnes.

Prolongeant son engagement pour la cause environnementale, le photographe crée en 2005, la fondation GoodPlanet qui s'investit dans l’éducation à l’environnement ainsi que la lutte contre le changement climatique et ses conséquences. Yann y développe le projet 7 milliards d’Autres, réunissant plus de 6000 témoignages filmés dans 84 pays. Aujourd’hui Yann Arthus-Bertrand est autant considéré comme un militant écologiste que comme un photographe à succès. C’est cet engagement qui lui vaut d’être nommé « Ambassadeur de bonne volonté » du Programme des Nations Unies pour l’Environnement. Parallèlement, il est l'auteur de Vu du ciel, une série documentaire télévisée sur les enjeux écologiques exportée internationalement. Fort de cette expérience, Yann Arthus- Bertrand réalise un long-métrage, HOME, sur l'état de notre planète.

Il enchaîne alors des films courts en 2011 pour les Nations-Unies pour l’année internationale des forêts et sur la désertification. Puis en 2012, La soif du monde, est projeté au forum mondial de l’eau, puis c’est Planète Océan à Rio+20, au sommet mondial de l’Environnement. En 2015, HUMAN est projeté simultanément à la Mostra de Venise et à l’Assemblée Générale des Nations-Unies. À travers de multiples témoignages remplis d’amour, de bonheur, mais aussi de haine et de violence, HUMAN nous confronte à l’Autre. Cette même année, lors de la Cop21, Yann présente un autre film, TERRA, qui relate la formidable épopée du vivant.

Yann Arthus-Bertrand s’est désormais lancé dans un nouveau défi, la réalisation de WOMAN. Le travail de Yann Arthus-Bertrand témoigne de sa volonté d’éveiller une conscience collective et responsable.