Vincent Perez

Un voyage en Russie 2017 © Vincent Perez

Né en 1964 à Lausanne en Suisse, Vincent Perez est le deuxième de trois enfants. Sa mère est d’origine allemande et son père, espagnol. Il passe une bonne partie de son enfance dans le canton de Vaud.
Après des études de photographie au Centre d'enseignement professionnel de Vevey, il étudie l'art dramatique à Genève, puis au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris et à l'école des Amandiers de Nanterre.

Il est encore étudiant lorsqu'il débute au cinéma en 1985 dans Gardien de la nuit. Acteur, Vincent Perez s'impose au niveau international en jouant dans Cyrano de Bergerac en 1990, pour lequel il est nommé pour le César du meilleur espoir masculin. S’ensuivent des rôles remarquables, notamment dans Indochine qui reçoit l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Il joue ensuite dans une trentaine de films français et internationaux. Réalisateur, il fait ses débuts en 1992 en réalisant le court métrage L'échange, nommé au Prix du jury du court-métrage au Festival de Cannes. Il poursuit avec deux longs métrages, Peau d'ange et Si j’étais toi. Photographe, il a, depuis 2011 exposé ses photographies en France et à l’étranger :

2011 : From Vladivostok to Paris au Arseniev Museum à Vladivostok et à la RuArts Gallery à Moscou
2012 : Matières et Sentiments au BHV Observatory à Paris
2014 : Face to Face aux Rencontres d'Arles et à l’Académie des Beaux Arts de Monaco Le Bolshoï et l’Âme Russe
2015: Galerie Cinéma à Paris à Institut Lumière, Lyon et au Merignac Photographic Festival
2017: Identités à la Maison Européenne de la Photographie

« Je suis suisse, enfant d’émigrés, d’un père espagnol et d’une mère allemande. La France est le pays où j’ai le plus vécu. Ma femme est née à Dakar d’une mère bretonne et d’un père sénégalais. Nos enfants sont un mélange de ces cinq pays. Eux se sentent français et sénégalais. Moi je ne sais pas. Je suis ce mélange culturel. Je me sens européen. Je me sens citoyen du monde.
Mais quelle est mon identité culturelle ? J’envie ceux qui sont rattachés à une appartenance claire et forte et en même temps j’aime être en dehors de tout, comme si cela me permettait de m’immerger et d’absorber naturellement nos différences. »
V. P.