Ralph Gibson

Ralph Gibson

Publié le par Thierry Combe - mis à jour le

Né à Los Angeles en1939, Ralph Gibson est un photographe américain.
Il s’engage dans la marine américaine. Le hasard l’affecte à l’école navale de photographie basée à Pensacola, en Floride. Il y acquiert un bagage technique complet. Pour l’armée, il fait des portraits, des photos aériennes et documentaires. En plus de la photographie, il y apprend aussi les techniques pour réaliser des publications imprimées.
Il travaille avec Dorothea Lange qui cherchait un assistant pour développer ses négatifs. Cette collaboration dure un an et demi, et il mène son travail personnel en parallèle.
En 1961, un changement technique marquera la suite de sa carrière : il passe au petit-format 24x36, avec un Leica. Depuis, il n’a pas changé.
En 1962, il décide de se concentrer sur son aspiration initiale, le photojournalisme. Ralph Gibson entame une carrière de photographe indépendant, mais il obtient peu de contrats. Il est malgré tout
engagé, pendant plusieurs mois, par Cinerama Corporation, qui prépare l’exposition universelle de New York en 1964.
Ses premières photos sont publiées en 1963 dans la revue Nexus (à San Francisco).
De 1965 à 1966, il travaille pour plusieurs graphistes en vogue. L’agence Kennedy Graphics lui passe une commande sur le quartier du Sunset Strip à Los Angeles. Ceci aboutit à son premier livre, The Strip. A l’automne 1966, il déménage à New York avec ses trois Leica et s’installe au Chelsea Hotel avec 200 dollars en poche. Cette ville stimule son imagination, il la considère comme un paradis pour photographes. Il obtient de suite des contrats et fréquente des milieux de jeunes artistes.
Attiré par des écrivains comme Marguerite Duras ou Jorge Luis Borges, par le nouveau roman, la musique atonale ou la poésie concrète, il se met à vivre la nuit et dormir le jour. Il considère maintenant que la photographie est l’instrument de son introspection : ses clichés prennent une tournure surréaliste. Ses livres de photos les plus connus sont Black Trilogy, 1970 : The Somnambulist, Déjà Vu et Days at Sea.