Salon de la photo

KOMEG et Juls BOO

« #nuitdebout »

Komeg découvre le light-painting il y a 10 ans en feuilletant les pages d’un magazine de graffiti. Les light-graff de l’artiste Rézine l’incitent à investir dans son premier réflex pour jouer avec la lumière. Aujourd’hui son boîtier est devenu le principal espace de stockage à sa créativité. Si vous avez l’occasion de parcourir sa carte mémoire et ses exifs, il vous sera difficile de trouver un temps d’exposition inférieur à 1 secondes. Il n’a jamais été autant actif depuis qu’il prend des pauses longues !

Juls Boo est un photographe noctambule, son terrain de chasse est urbain. La ville lui offre, de par sa structure, son organisation et son histoire, des espaces et des éclairages variés. Dans son projet de composition picturale, il laisse des marques lumineuses dans des paysages obscurs, imprègne le capteur de son appareil photographique le temps d’une performance et redessine l’architecture.

Éloge par Didier de Faÿs - Photographie.com

Portrait dédoublé d'un homme dans une ambiance onirique
Komeg et Juls Boo-1
Komeg et Juls Boo - Comexposium
Rendez-vous le 35 mars* dernier sur la place de la République à Paris pour deux passionnés de light painting**, Komeg et Juls Boo (alias respectivement de Jérémy et Julien). Ils veulent participer à leur façon à Nuit Debout pour témoigner de l’esprit de cette initiative populaire qui se recrée pacifiquement tous les soirs depuis le 31 mars 2016 autour de la statue qui incarne la République française.
En associant visage et message, leur projet Portrait de parole est né. Fidèles à l’étymologie du mot photographie, ils écrivent à la lumière pour raconter ce moment historique. Et les étincelles fusent chaque nuit, en regards et en mots.
La photo est prise bien sûr debout en une pose longue réalisée à main levée.
Dans une alchimie de mouvements lumineux ils dressent le portrait des gens qui passent ou s’investissent. L’aléatoire sied bien aux photographes ; les traits de lumière et la superposition des couches de couleurs semblent s’adapter aux messages poursuivant la prise de parole des gens. Chaque photo est issue d’une rencontre et possède une histoire singulière.
Le soir entre chien et loup, les photos prises la veille sont fixées sur un carton et accrochées sur la place de la République constituant une immense exposition in vivo, sauvage comme Nuit Debout.
Réunissant plus de 200 portraits, l’ensemble forme tant un manifeste vivant qu’un travail documentaire où la photographie est en symbiose avec un mouvement d’Histoire.

* Le mouvement Nuit Debout qui a commencé le 31 mars 2016 suit depuis la numérotation avec le 32 mars, le 33… Le jeudi 19 mai 2016 est donc le 80 mars.
** Le premier light painter serait Étienne-Jules Marey, pionnier de la photographie – et précurseur du cinéma – comme le rapporte l’Académie des Sciences, le 7 août 1882.