Les Zooms CP+ Yokohama

Publié le par Thierry Combe - mis à jour le

Les Zooms japonais s'exposent aussi à Paris !

CP+

Le Salon de la Photo et le CP+ Japon ont l’honneur de présenter pour la première fois une exposition des lauréats des deux pays pour consolider l’amitié nouée entre la France et le Japon sur l’échange de culture photographique : Les deux lauréats Japonais exposés au CP+ seront présentés cette année au Salon de la Photo à Paris, alors que ceux des ZOOMS le seront au salon CP+ de Yokohama en février 2017.

“The Editors’ Photo Award ZOOMS JAPAN 2016” est un nouveau prix que le CP+ a conçu et qui est lié aux ZOOMS.

Les candidats sont désignés par sept rédacteurs en chef ou directeurs de rédaction de la presse spécialisée photo du Japon. Le lauréat du « prix du rédacteur en chef » est élu et « le prix du public » est voté sur le site internet du CP+ de Yokohama.

Une Grande Rencontre réunira les quatre lauréats jeudi 10 novembre à 16h00.

 

DAISUKE ONDA

Personne fascinée par la vue magnifique

Silhouette d'un couple enlacé sur fond de ciel bleu dans un champs de fleurs - photo de Daisuke ONDA
Daisuke ONDA
Daisuke ONDA - CP+ Yokohama - Comexposium

Le monde évolue rapidement, les gens, pour sortir de leur quotidien, sont de plus en plus nombreux à visiter des sites magnifiques, dont ils absorbent la vitalité, dans tout le Japon. Les côtoyant, je découvre leurs vies mais aussi leurs sentiments. Ces sites naturels font la fierté de mon pays, ils fascinent les gens, et je voulais l’exprimer dans ma collection de photos.

Présenté par Ryuji Sugawara - CAPA

Universelles, les photos de Daisuke Onda attirent le regard et conquièrent le cœur. Elles provoquent la conscience esthétique de l’Homme, n’entre pas dans une catégorie particulière, n’a pas besoin de se justifier, fidèles à la beauté, unique, des couleurs au grès des saisons au Japon. Grand nombre de personnes se rassemblent dans ces lieux emplis de couleurs. Au milieu des spectateurs, Daisuke Onda se blottit dans leur esprit et saisit des scènes avec son appareil photo, étendant ainsi son champ de visions. Le photographe parvient à capturer un paysage dans une dimension unique, en devenant une partie du sujet.
Chaque photo est une histoire qui enrichit sa collection. S’il pratique aussi la vidéo, il n’en abandonne pas moins la photo. Mon souhait le plus cher est qu’il continue à promener son « appareil-œil » - si important pour un photographe - et qu’il continue à nous fasciner avec ses superbes photos.
Avec Daisuke Onda, je célèbre un nouveau conteur qui nous captive avec ses photos.

 

MASAKI YAMAMOTO

I’m home (Je suis à la maison)

Une baignoire sabot dans une salle de bain étroite remplie d'eau d'ou émergent une paire de jambe d'adolescent gracile;
Masaki YAMAMOTO
Masaki YAMAMOTO - CP+ Yokohama - Comexposium

Ces photos sont celles de ma famille, ni pauvre ni riche, reflet de l’humanité. Nous avons vécu l’expulsion de la maison à cause d’un arriéré de loyer, la vie à six dans notre caravane, puis la séparation : nous, les enfants à l’orphelinat, ma mère avec ma sœur –bébé- à l’institut mère-enfant, alors que mon père cherchait un travail en continuant à vivre dans la caravane. Ces expériences ont créé un lien très fort entre nous, qui nous a unis.
Je suis un enfant prématuré, donné pour mort à la naissance. La suite de ma vie, façonnée par des expériences difficiles, l’abandon du lycée, les insultes qui me poussaient à rester cloîtrer dans ma chambre… 

Et un jour, je suis parti sur la route, pour vagabonder à travers le Japon.

Présenté par Toshiaki Maeda - Nihon Camera

Je suis à la maison, la porte est ouverte, la famille attend. Le portrait de famille n’est pas le thème de cette série de photographies. Sa famille est là, elle est devant ses yeux, et lui, prend son appareil photo, spontanément. Il se déplace avec la légèreté d’un gamin espiègle, regarde et s’arrête brusquement. Sa famille, comme des particules libres qui entrent en collision et réagissent entre elles, respire l’énergie tout en s’agitant avec entrain. La symbiose entre les membres de cette famille, au-delà de l’amour ou du lien familial, amplifie l’intensité des photos, -La force de la composition de ses photos où tout est délicatement orchestré, les indices, symboliques, saupoudrés ça et là, m’entraîneraient-ils dans un piège que le photographe a stratégiquement mis en place ? Il me laisse dans l’impatience d’une suite.
J’ai rarement eu autant de plaisir après avoir vu les photos de sa famille.

 

En savoir plus sur le salon partenaire CP+ de Yokohama.